Dans BATAILLE, Nicolas Provost découpe une séquence de RASHOMON en deux dans le sens de la hauteur et crée, par un effet de miroir, un nouveau hors-champ, au milieu de l’image, qui génère ou avale les protagonistes, les transforme en formes éthérées qui se fondent les unes dans les autres et ressurgissent à l’infini… fascinant.
2004 | 27 min | Belgique
Réalisation : Nicolas Provost
Production : Nicolas Provost, Victoria (Ghent)
Un immigré burkinabé tente de s’intégrer dans la société norvégienne. L’histoire d’un homme, un étranger, qui cherche sa place dans le monde, seul, au milieu de la folie contemporaine. Un sombre voyage au cœur de l’exotisme.
«Laissant toute contrainte réaliste derrière nous, plongeons dans un océan de tourbillons fluctuants, dans lesquels nos esprits tentent de reconnaître des formes rassurantes, avant de laisser les démons troubler notre vision.»
Des images de Rashomon de Kurosawa sont soumises à un effet de miroir : des figures éthérées naissent, se fondent perpétuellement les unes dans les autres pour s'évanouir à nouveau.