1988 | 13 min | France
Réalisation : Alain Cavalier
Production : Camera One, Douce et La SEPT, CNC, Ministère des A
Rencontre avec Madame Ambrosini, repasseuse rue de Lisbonne à Paris et à son compte depuis 1937. Un portrait savoureux d’un métier manuel, une approche amoureuse d’un destin de femme, un parallèle audacieux avec le métier de cinéaste et toujours une construction filmique raffinée.
« La repasseuse » est extraite d’un ensemble de 24 portraits de femmes à
leur travail.
Bonnard, fou de couleurs, de vibrations lumineuses, de présence féminine.
Avec son ami Matisse, il partage une certitude obstinée : n'offrir aux autres que la beauté de la vie et le plaisir de peindre.
Dans ses tableaux, pas une trace des guerres, des révolutions, des génocides qui ensanglantent son époque.
Rien sur ses doutes, sauf dans les auto-portraits.
Un modèle, Marthe sa femme, peinte pendant cinquante ans avec toujours le même corps inchangé de jeune fille. La sensualité d'abord. Après, la peinture seule. Une vie très intime, la salle à manger, la baignoire, le jardin de la maison.
Ce n'est pas du tout rétréci. Le monde est là, entier, aussi. Jusqu'au dernier tableau avant de mourir: l'amandier en fleurs.
Je dédie ce film à Marthe. Elle n'avait pas un caractère facile, mais elle permit à Bonnard d'aller loin dans son travail de peintre.
2009 | 85 min | France
Réalisation : Alain Cavalier
Production : Camera One - Pyramide Productions - ARTE France Cinéma
Irène et le cinéaste. Relation forte et en même temps pleine d'ombres.
Irène disparaît. Reste un journal intime retrouvé des années après.
Une fraîcheur. Une attirance. Un danger. Comment faire un film ?
Deux mini-dépressions de bonheur, plus l’attente de la troisième, suffisent à un cinéaste pour croire en une certaine beauté de la vie, ce qui entraine un plaisir de la filmer. La reconstitution des ces instants magiques relie le cinéaste à ceux qui cherchent à s’approcher de l’acceptation lumineuse d’être mortel. Tout est filmé sans hiérarchie, sans préférence : humains, arbres, dieux, maisons, jouets, légendes…à condition que l’amour veille. L’innocence c’est le problème. Le cinéaste a perdu une partie de cette matière de base. La repérer chez certains et ne pas la leur faire perdre devant la caméra, c’est si fragile. Ma reconnaissance va à ceux que vous regardez au cours du film.
1988 | 13 min |
Réalisation : Alain Cavalier
Production : Camera One | Douce et La SEPT | CNC | Ministère des Affaires étrangères | Havas
Rencontre avec une des dernières rémouleuses de Paris. Une vie à pousser une carriole de remoulage dans les rues de Paris.
« La rémouleuse » est extraite d'un ensemble de 12 portraits de femmes à leur travail.
"Tant que j'ai de la force, je travaille. Mon docteur, il me dit : "Vous mourrez au travail, Madame Bouvrais ". Et je le crois, parce que c'est ma vie, ça."
2007 | 32 min | France
Réalisation : Alain Cavalier
Production : Les films de l’Astrophore
Entre introspection et rêverie, Alain Cavalier, nous fait partager les réflexions que lui inspirent les lieux d’aisance refuges de son enfance à aujourd’hui. Un quotidien trivial transformé par un filmeur singulier.
1997 | 27 min | France
Réalisation : Alain Cavalier
Production : Réunion des Musées Nationaux, Télérama
Un cinéaste interroge une œuvre : le regard subjectif d’Alain Cavalier sur la peinture de Georges de la Tour.
Alain Cavalier poursuit sa série de "Portraits", consacrés aux femmes faisant des métiers méconnus, avec cette fois une gaveuse d'oies. Dans sa ferme, la douce madame Bouillon se consacre au gavage, à l’abattage et à l’éviscération méthodique de ses oies, avec une rigueur et une précision terrifiantes. Ou comment d’un grain de maïs, on obtient un pot de foie gras.
Antoinette est illusionniste. Elle a 86 ans et exerce ce métier avec passion. Dans un tête-à-tête avec la caméra, Antoinette nous fait d’abord découvrir quelques tours de magie puis évoque des moments forts de sa vie.