Jacqueline Caux

  • Si je te garde dans mes cheveux

    2012 / 70' / Couleur / Noir & Blanc

    Le titre de ce film est une allusion directe à ce tabou qu’est - dans les pays arabes - la chevelure des femmes - qui devrait être cachée -, alors que toutes les musiciennes qui vont participer à ce film refusent de porter le voile. Ce titre est donc une allusion à l’érotique du cheveu. Ce film, de fait, est un manifeste, puisqu’il se propose en effet de présenter l’histoire actuelle de plusieurs femmes Arabes rebelles, chanteuses, musiciennes et compositrices, issues du Magreb comme du Machreq. En contradiction assumée avec le contexte de défiance actuelle vis-à-vis de ces cultures, ce film souhaite montrer la force d’affirmation de ces femmes qui se battent avec détermination pour imposer leur talent, leur art, leur engagement social, ainsi que leur féminité sans voile. Il ambitionne également de montrer comment leur force créatrice s’appuie sur de nouvelles attitudes mais aussi sur la puissance et la beauté de poétiques très anciennes, qui rendent compte de l’extrême diversité de ces mondes que l’on a trop souvent tendance à amalgamer en un unique univers menaçant. Ce film a aussi une dimension politique directe puisqu’il a été tourné avec des musiciennes originaires de plusieurs pays actuellement en grand déséquilibre : la Tunisie, la Syrie, la Palestine. Ces contextes violents dans lesquels elles vivent, ou qu’elles ont dû fuir, ont évidemment un impact considérable sur leur art.

    • Jacqueline Caux

    • Jacqueline Caux

    • Claude Garnier, Patrick Ghiringhelli