Hans-Jürgen Syberberg

  • Hitler, un film d’Allemagne - 1ère partie : Le Graal

    1978 / 96' / Couleur

    « Au commencement… l’image du paradis de Louis II de la résidence de Munich. Un narrateur parle des trente héritiers qui ont des prétentions légales à la paternité d’Hitler, et explique que tous les personnages du film sont fictionnels, librement inventés, toute ressemblance avec des personnes vivantes ou mortes étant pure coïncidence. Nous sommes donc libres de construire notre propre monde. On voit une petite fille habillée de noir, figure récurrente dans les quatre parties du film, jouer avec des marionnettes de Louis II et d’Hitler pendues à un gibet. Elle se lève et s’en va au loin avec un jouet dont le corps est celui d’un chien, et le visage celui d’Hitler. Sur fond de projection de "Caligari", elle dépose la marionnette Hitler dans un berceau. Le diable apparaît, se penche sur le berceau et se transforme en aigle noir.»

    « Un pari insensé, un événement de cette fin de siècle » Dictionnaire mondial des films – Larousse

    www.syberberg.de

    Production : TMS/Solaris München, WDR Köln, INA, BBC

    • Hans-Jürgen Syberberg

    • Dietrich Lohmann

    • Jutta Brandstaedter

    • Harry Baer, Johannes Buzalski, Alfred Edel, André Heller, Rainer van Artenfels

  • Hitler, un film d’Allemagne - 2ème partie : Un rêve allemand

    1978 / 132' / Couleur

    « Eisenstein fait part de ses pensées sur la guerre et la nature de la paix qui s’ensuivra. Nous voyons la "Black Maria" (studio d’Edison dans lequel furent réalisés des programmes pour le Kinetoscope - ancêtre du cinéma) dans l’une de ces boules de verre où s’agitent à volonté des tempêtes de neige, et un œil énorme, dans lequel on voit l’ascension de Karl May (auteur de romans populaires et considéré par Syberberg comme "le dernier grand mystique allemand") qui ouvre le rideau du paradis. La petite fille réapparaît avec la marionnette de Louis II, et, dans l’œil, se reflète la scène de la première mort de Louis II, sa mort intérieure… »

    « (…)En un mot, disons qu’avec une liberté formelle inouïe, ce film tente de rendre compte de la catastrophe spirituelle qu’a été le nazisme. Tout autant, et c’est la raison pour laquelle il n’a jamais été vraiment accepté en Allemagne, il évoque, en 1978, les « victoires » d’Hitler, sa « présence » qui hanterait la culture contemporaine dans une RFA repue et fière de ses réussites économiques, mais plongée dans une misère morale qui en ferait, selon Syberberg, une terrifiante « société sans joie. (…) » Christian Longchamp in Programme mai-juin 2003 – Centre Georges Pompidou

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    Production : TMS/Solaris München, WDR Köln, INA, BBC

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    • Dietrich Lohmann

    • Jutta Brandstaedter

    • Harry Baer, Johannes Buzalski, Alfred Edel, André Heller, Rainer van Artenfels

  • Hitler, un film d’Allemagne - 3ème partie : La Fin d’un conte d’hiver

    1978 / 97' / Couleur

    « L’enfant réapparaît, les yeux fermés, et, en arrière-fond la voix de Goebbels déclare que la foi peut faire bouger des montagnes : Heinz Schubert en Himmler, Himmler en Grand Inquisiteur de l’empire germanique en pleine conversation avec son masseur. Il décrit ses visions de peur et d’horreur, exprime ses convictions raciales et ses espoirs dans l’extermination qu’il doit mener, aussi horrible qu’elle puisse paraître à l’opinion allemande… »

    « Un des films les plus importants vus depuis longtemps. » Serge Daney

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  • Hitler, un film d’Allemagne - 4ème partie : Nous, les enfants de l’enfer

    1978 / 105' / Couleur

    « Le film prend la forme d’un long monologue final partagé entre deux narrateurs, entrecoupé de projections et de documents sonores. Le premier narrateur (André Heller) médite sur la vie d’Hitler et la formulation de ses idées : Hitler, héritier des Habsbourg et du saint empire romain, personnification de l’Allemagne, défait par les notions étrangères de démocratie et de République. Hitler en Siegfried, dans un monde assailli par les ennemis, un homme qui avait énoncé ouvertement ses projets, mais que personne ne prit au sérieux. Hitler, catharsis de l’histoire européenne, médium de l’esprit de son temps. Le second narrateur (Harry Baer) poursuit le monologue. La marionnette d’Hitler gît à ses côtés. Il passe en revue les modèles qui ont inspiré Hitler : Rome, l’Angleterre, l’idée de pureté ethnique, d’un peuple élu, idées des juifs qui ont attendu 2000 ans pour regagner leur Jerusalem perdue. Des hommes politiques soutiennent que les affaires font la liberté de la démocratie, et qu’Hitler est la plus grande star du show business. C’est le box-office qui décide démocratiquement de la qualité. A la fin, tout disparaît dans le trou noir du futur. La jeune fille se tient debout, les yeux fermés, tenant toujours le chien Hitler. Une déchirure profonde se dessine dans le paysage du début, d’où perle une larme ; dans la larme, l’enfant assis. les étoiles filent vers nous ; et parmi elles apparaît le symbole du Graal, le silence de la Mélancolie. »

    « Hitler, un film d’Allemagne est un véritable choc. Rarement une œuvre cinématographique est apparue aussi monumentale, aussi hors norme. Si le film coupe le souffle, ce n’est pas à cause de sa seule durée mais c’est parce qu’il dresse avec une ampleur sans précédent le procès à charge d’Adolf Hitler." Eric Vidal – Hors Champ n°2-Quotidien des Etats généraux du Film Documentaire de Lussas – 2003

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    Production : TMS/Solaris München, WDR Köln, INA, BBC

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    • Dietrich Lohmann

    • Jutta Brandstaedter

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