dimanche 05 décembre 2010

Berlin Alexanderplatz

Reims (Marne) > Comédie de Reims 10H30 De 5€ à 8€

Reims Scènes d'Europe

Intégrale des 13 épisodes de cette saga allemande. De 10h30 à 20h45 Tarif réduit de 5€ pour les adhérents de La Pellicule Ensorcelée, sur présentation de leur carte (réservation à la Comédie)

  • BERLIN ALEXANDERPLATZ - Episode I : Le châtiment va commencer (Die Strafe beginnt)

    1979 / 16mm / 81' / Allemagne / Couleur

    Berlin, 1928. Franz Biberkopf est libéré de la prison de Tegel, où il a purgé une peine de quatre ans pour le meurtre de son amie Ida. Le retour à la vie normale est difficile. Il retrouve sa chambre chez Madame Bast et jure de mener désormais une vie honnête. Il rencontre Lina, une Polonaise qui promet de l’aider.

    « Un week-end avec Franz Biberkopf ? Pourquoi pas ? Il tient mieux l’alcool que Raskolnikov et connaît plus d’histoires que Jean Valjean. Biberkopf est le personnage central de Berlin Alexanderplatz, odyssée d’un pauvre homme dans la capitale de la République de Weimar, couchée sur le papier en 1929 par un médecin devenu romancier, Alfred Döblin, et portée à l’écran en 1980 par Rainer Werner Fassbinder. (…) On découvrira sur grand écran le sommet rarement vu du cinéma de Fassbinder : une œuvre munumentale, tragique, aux couleurs violentes. » Thomas Sotinel, Le Monde 6 octobre 2007.

    www.fassbinderfoundation.de

    Production : Bavaria Atelier, RAI pour WDR

    • Rainer Werner Fassbinder

    • Rainer Werner Fassbinder

    • Xaver Schwarzenberger

    • Juliane Lorenz, Franz Walsch

    • Peer Raben

    • Franz Buchrieser, Gottfried John, Günter Lamprecht, Brigitte Mira, Hanna Schygula, Barbara Sukowa

    • Karl Reiter - RWFF

  • BERLIN ALEXANDERPLATZ - Episode II : Comment faut-il vivre quand on ne veut pas mourir ? (Wie soll m

    1979 / 16 / 59' / Allemagne / Couleur

    La vie est rude à Berlin. Franz essaie plusieurs emplois, tous précaires et pas toujours légaux. Il vend un journal nazi et doit arborer la croix gammée, ce qui lui attire des ennuis de ses anciens amis sympathisants communistes. Il essaie alors de vendre des livres érotiques, mais sa maîtresse, Lina, menace de le quitter.

    « Toute le monde le connaît, mais pas grand monde ne l’a vu. « Parce que c’est une œuvre démesurée, explique hanna Schygulla. Comme le Louvre ou l’Alhambra, on en parle sans pour autant y être allé. » La visite s’impose. » Christophe Carrière, L’Express, 4 octobre 2007.

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    • Rainer Werner Fassbinder

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    • Peer Raben

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  • BERLIN ALEXANDERPLATZ - Episode III : Un coup de marteau sur la tête peut blesser l’âme (Ein Hammer

    1979 / 16mm / 59' / Allemagne / Couleur

    Lina a alors l’idée de contacter Otto, un ami de son père, débrouillard. Lui-même au chômage, il vivote du commerce des lacets de chaussures. Franz s’associe à son activité jusqu’au jour où il tombe sous le charme d’une veuve qui revoit en lui son mari. Il raconte l’histoire à Otto, qui le trahit sans regret. Franz se sent désemparé et plaque tout, Lina, sa chambre, sa vie.

    « (…) Le roman de Döblin s’est voulu le roman d’une époque. Conçu comme un collage, Biberkopf y est traversé par le mouvement perpétuel de la ville et de ses rumeurs. Caisse de résonance plutôt que personnage, il régurgite tout. Fassbinder, qui suit pas à pas le roman, a transcrit ce rythme et cette polyphonie musicalement, par des voix, par des musiques, qui accompagnent la dérive de Biberkopf et en révèlent toute son humanité désarmante. Chez Fassbinder, les personnages n’ont pas de destin, ils n’ont que des histoires qui mises bout à bout, dessinent le tracé d’une vie. Et, paradoxalement, celui d’une liberté. À travers les contrats insolites qu’il a noués jusqu’au sacrifice de soi, ce n’est pas une rédemption qui est suggérée mais d’autres modes d’existence et un autre espace politique possibles. » Marianne Dautrey, Charlie Hebdo, 26 septembre 2007

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    • Rainer Werner Fassbinder

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  • BERLIN ALEXANDERPLATZ - Episode IV : Une poignée d’hommes dans la profondeur du silence (Eine Handvo

    1979 / 16mm / 59' / Allemagne / Couleur

    Franz se retrouve livré à ses démons et se réfugie dans l’alcool. Il ne veut plus voir personne et observe la nature humaine se déchaîner autour de lui. L’injustice de la société le rend de plus en plus amer.

    « (…) Les mésaventures de Franz Biberkopf, cet ancien taulard qui veut devenir honnête envers et contre tous dans le Berlin interlope des années 1920, constituent pourtant un concentré de toute l’œuvre de Fassbinder, au confluent du monumental et de l’intime. On y retrouve sa vision sans concession de l’histoire allemande, sa troupe de formidables comédiens, mais également une autobiographie à peine voilée. Et bouleversante » Samuel Douhaire, Télérama, 3 octobre 2007.

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    • Rainer Werner Fassbinder

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  • BERLIN ALEXANDERPLATZ - Episode V : Une faucheuse avec le pouvoir du bon Dieu (Ein Schnitter mit der

    1979 / 16mm / 59' / Allemagne / Couleur

    Eva, une ancienne amie devenue prostituée de luxe, ramène Franz à la vie. Il se remet sur pied et trouve une raison de vivre avec la bande de Pums, un type qui fait des affaires. Il rencontre aussi Reinhold, un grand type dégingandé, qui lui envoie ses maîtresses pour s’en débarrasser. Franz est fasciné par ce personnage fragile et mystérieux.

    « Rien n’échappe au tonique génie débraillé de Fassbinder, ni le détail, ni le cosmique. Colosse désorienté, humilié, amputé, Valjean hagard, trop bon, trop con parfois, son Franz Biberkopf tant aimé des femmes et tant trahi par les hommes, cet homme qui parle à sa bière et qui rayonne en son taudis semble être l’objet d’un amour fou aux yeux de son metteur en scène, qui se coltine avec une incroyable abnégation l’équivalence des parties jouées par le bien et par le mal dans le pauvre sort de son personnage. L’affaire aura été pliée en dix mois de tournage, 100 comédiens et 3000 figurants. Le résultat dure plus de quinze heures auxquels Fassbinder a ajouté un épilogue de son cru. Partout il a injecté cette énergie très singulière qui était la sienne, ce mixte de cinéma prolifique et à l’arrache, ce génie de l’instantané où tout est réduit à l’essentiel et qui alterne avec les bouffées purement lyriques d’un cinéma émotif. » Olivier Séguret, Libération, 3 octobre 2007.

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    • Rainer Werner Fassbinder

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  • BERLIN ALEXANDERPLATZ - Episode VI : Un amour, ça coûte toujours beaucoup (Eine Liebe, das kostet im

    1979 / 16mm / 59' / Allemagne / Couleur

    Franz en a assez de ce défilement de femmes perdues dans sa vie. Un peu par hasard, il prend part à une action organisée par le mafieux Pums et perd un bras. Il a brisé sa promesse de rester un homme honnête. Franz se rend compte que Reinhold est en partie responsable mais ne veut l’admettre, car il aime Reinhold comme un frère.

    « Franz Biberkopf – le héros donc – est un brave gars. Il sort tout juste de quatre années de prison, mais il s’est juré de rester honnête. Toute l’histoire de Berlin Alexanderplatz consiste à nous montrer comment ce serment était voué à l’échec. (…) Les moments de grâce et de repos sont rares, toujours incertains et d’autant plus émouvants. Tout cela au milieu d’un bouillon urbain et humain rendu de façon magistrale par le cinéaste…. (…) Un grand moment de cinéma. » Jérôme Anciberro, Témoignage Chrétien, 4 octobre 2007

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    • Rainer Werner Fassbinder

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  • BERLIN ALEXANDERPLATZ - Episode VII : Remarque : On peut toujours renier un serment (Merke : einen S

    1979 / 16mm / 59' / Allemagne / Couleur

    Eva et son protecteur Herbert s’occupe de Franz, devenu handicapé. Ils veulent aussi venger leur ami. Franz refuse, car il préfère tourner la page. Il se projette dans l’avenir grâce à sa rencontre avec Willy, très politisé.

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  • BERLIN ALEXANDERPLATZ - Episode VIII : Le soleil chauffe la peau, la brûle parfois (Die Sonne wärmt

    1979 / 16mm / 59' / Allemagne / Couleur

    Franz veut maintenant oublier sa promesse. Cela soulage sa conscience. C’est alors qu’il fait la rencontre de Mieze, une jolie jeune fille toute menue dont il tombe amoureux. Il prend peur en découvrant une lettre enflammée qu’un amant adresse à Mieze.

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  • BERLIN ALEXANDERPLATZ - Episode IX : A propos de mille lieues qui séparent le grand nombre du petit

    1979 / 16mm / 59' / Allemagne / Couleur

    Eva essaie de calmer les angoisses de Franz. Mieze est une fille sérieuse et si elle se prostitue pour lui, il devrait comprendre combien elle l’aime. Franz part la rejoindre dans son quartier, un bouquet de fleurs à la main. Il est si touché de la voir ainsi au soleil qu’il pense qu’elle n’est là que pour lui et que leur amour le rend fort. Il reprend contact avec Reinhold et ils s’intéressent tous les deux à la politique.

    « Bien avant David Lynch et Lars Von Trier, l’allemand Rainer Werner Fassbinder, alors au sommet de sa carrière, s’est servi de la télévision pour faire une œuvre monumentale. (…) Dans une mise en scène qui joue sur les éclairages baroques, la sophistication de la bande sonore et l’enfermement suggéré par les décors, Fassbinder ose les situations les plus crues. L’épilogue de deux heures est ce que le cinéaste a tourné de plus fou dans toute sa carrière. » Philippe Rouyer, Première, octobre 2007

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  • BERLIN ALEXANDERPLATZ - Episode X : La solitude fait naître les fissures de la folie même dans les m

    1979 / 16mm / 59' / Allemagne / Couleur

    Mieze veut maintenant un enfant de Franz. Mais comme elle ne peut enfanter, elle pense à Eva qui pourrait être la mère. Mieze est devenue très indépendante. Elle veut partir trois jours avec un client qui part en vacances. L’argent ira à Franz de toute façon. Franz a des doutes. Il ne peut pas passer trois jours sans Mieze. Il pense qu’il n’est plus bon à rien, si les autres sont toujours affairés à organiser sa vie sans l’en informer.

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  • BERLIN ALEXANDERPLATZ - Episode XI : Savoir, c’est pouvoir et le monde appartient à ceux qui se lève

    1979 / 16mm / 59' / Allemagne / Couleur

    Franz se sent inutile. Il veut gagner à nouveau de l’argent et rejoint la bande de Pums. Il trouve enfin sa place. Mais, un jour où il cache Reinhold sous son lit pour lui montrer quelle jolie vie il a avec Mieze, celle-ci lui annonce qu’elle est éprise d’un autre homme. Elle ne veut pas le quitter, car elle lui appartient. De rage, Franz manque de la tuer.

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  • BERLIN ALEXANDERPLATZ - Episode XII : Le serpent dans l’âme du serpent (Die Schlange in der Seele de

    1979 / 16mm / 59' / Allemagne / Couleur

    Mieze pardonne à Franz son accès de violence. Elle reste auprès de lui, même s’il a tenté d’atteindre à sa vie. Mais le destin continue de s’acharner : Reinhold, qui courait après Mieze depuis un moment, a préparé un plan diabolique. Mieze, trop confiante, se retrouve alors seule dans la forêt déserte et se laisse presque séduire avant d’être assassinée.

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  • BERLIN ALEXANDERPLATZ - Episode XIII : L’extérieur et l’intérieur et le secret de la peur devant le

    1979 / 16mm / 59' / Allemagne / Couleur

    Franz est accablé. La seule personne en qui il avait confiance et qu’il aimait sincèrement l’a quitté. Elle lui avait appris que, dans ce monde, on ne pouvait faire confiance à personne et que l’amour n’existait pas. Mieze est introuvable. Lorsque Franz apprend qu’elle a été assassinée, il lui vient presque un rire : au moins, elle ne l’a pas trahi.

    « (…) On a constamment le sentiment de suivre un cinéaste qui n’a peur de rien : une violence fulgurante alterne avec des instants de tendresse presque désuets. Les flammes de l’enfer fondent en lueurs de sapin de Noël. Des femmes rayonnantes se vautrent dans les plus mémorables bitures sans que jamais ne s’estompe leur innocence. Fassbinder glisse en un travelling d’un bouquet de fleur pastel à une rue peuplée de femelles à moitié nues, le crâne rasé, à vendre pour quelques deutsche mark. Au bout du marathon, devant nos yeux cernés, défile un épilogue hallucinant : maquillages de cabaret, chambres de tortures, tableaux christiques, araignée courant sur des corps démembrés, musiques de Léonard Cohen ou Glenn Miller… et Fassbinder lui-même, sa clope, sa barbe et son chapeau, surplombant l’incendie avec sa gueule de Tartare impassible. » Adrien Gombeaud, Les Echos, 3 octobre 2007.

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  • BERLIN ALEXANDERPLATZ - Epilogue – Rainer Werner Fassbinder : mon rêve du rêve de Franz Biberkopf (E

    1979 / 16mm / 111' / Allemagne / Couleur

    Franz est à l’asile psychiatrique. Il voulait redevenir honnête, mais comment est-ce possible dans ce monde ? Maintenant qu’il n’a plus de vie à vivre, il rêve d’une autre vie. Mais il se voit dans ses rêves comme un homme arrogant, irresponsable, insolent mais aussi lâche et plein de faiblesses. Comment porter toute la culpabilité de la société sur ses épaules ? A la fin de sa vie, un nouveau Biberkopf peut naître, un Biberkopf brisé, mais enfin homme sans histoire.

    « Rainer Werner Fassbinder comparait sa filmographie à une maison, et découvrir Berlin Alexanderplatz sied à l’image architecturale et domestique, comme si, le plan de l’édifice était révélé. Sa structure est aussi familière, personnages et motifs de cette série monumentale hantant dès le début l’œuvre du plus grand cinéaste allemand après 1945 : prostituées, ménage à trois, sacrifice individuel, scènes d’ivresse… autant de pièces à visiter. On se sent chez soi, comme dans une maison natale, au sein de ce film en treize épisodes et un épilogue : un sous-tire illustrant le talent de Fassbinder à poursuivre des idées opposées. Berlin Alexanderplatz sera donc choral, multimédia, distancié, mélodramatique et désespérément personnel. (…) Berlin Alexanderplatz s’achève sur une fantasmagorie, un film autonome, un commentaire très libre de l’auteur. Franz Biberkopf y fait un rêve, descente dans un enfer baroque et queer, d’abattoirs nazis et de tréteaux brechtiens, où ses proches sont à l’ombre des anges, où la christologie côtoie la bombe atomique sur fond de Kraftwerk et de Janis Joplin. Annonçant "Querelle", ce collage en écho à Döblin surligne peut-être les thèmes passés en contrebande dans la série, mais demeure sublime de sensibilité écorchée. » Léo Soesanto, Les Inrockuptibles, 2 octobre 2007.

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