mardi 24 novembre 2009

Soirée Courts Métrages

Reims (Marne) > Médiathèque Jean Falala 19H00 Entrée libre

2 courts d'Alain Cavalier, réalisateur d'Irène

Cette soirée est suivie de la projection du nouveau film d'Alain Cavalier au cinéma Opéra.

  • Georges de la Tour

    1997 / 35mm / 27' / France / Couleur

    Un cinéaste interroge une œuvre : le regard subjectif d’Alain Cavalier sur la peinture de Georges de la Tour.

    « Depuis longtemps je suis lié au peintre Georges de La Tour. Ses tableaux m’ont aidé dans la fabrication de mes films. Ils ont en plus, d’une façon précise, croisé ma vie personnelle. C’est bien de cela dont il est question dans le film que j’ai tourné sur La Tour : une émotion intime entraînant l’amour pour une oeuvre. [...] J’ai tourné ce film dans un studio cinématographique. J’ai utilisé des reproductions. Il est difficile de courir les musées du monde pour filmer chaque toile. En plus, et très justement afin de protéger les tableaux, les conditions de prises de vues sont sévères. C’est ma voix qui accompagne sur le vif l’enregistrement des images. Au montage, les plans ont été gardés dans l’ordre du tournage. Je voulais rester proche de l’évolution de mon sentiment pour La Tour. Cette façon impressionniste d’aborder un peintre est à peu près le même dont je me suis servi pour mes vingt-quatre portraits de femmes. Les tableaux de Georges de La Tour (il en reste trente) sont des images fixes douées d’un rayonnement et d’une densité rares dans l’histoire du travail de l’homme. Il se trouve que moi, cinéaste, avec mon mouvement de vingt-quatre images à la seconde, je suis un peu jaloux de cet achèvement-là. » (Alain Cavalier)

    Production : Réunion des Musées Nationaux, Télérama

  • Bonnard

    2008 / 26' / France / Couleur

    Bonnard, fou de couleurs, de vibrations lumineuses, de présence féminine. Avec son ami Matisse, il partage une certitude obstinée : n'offrir aux autres que la beauté de la vie et le plaisir de peindre. Dans ses tableaux, pas une trace des guerres, des révolutions, des génocides qui ensanglantent son époque. Rien sur ses doutes, sauf dans les auto-portraits. Un modèle, Marthe sa femme, peinte pendant cinquante ans avec toujours le même corps inchangé de jeune fille. La sensualité d'abord. Après, la peinture seule. Une vie très intime, la salle à manger, la baignoire, le jardin de la maison. Ce n'est pas du tout rétréci. Le monde est là, entier, aussi. Jusqu'au dernier tableau avant de mourir: l'amandier en fleurs. Je dédie ce film à Marthe. Elle n'avait pas un caractère facile, mais elle permit à Bonnard d'aller loin dans son travail de peintre.

    Production : Les Films d'Ici/Serge Lalou