jeudi 13 décembre 2007

Reims (Marne), Villa Douce - 9, bd de la Paix (Présidence de l’Université) 18H30 Entrée libre

Projection - Rencontre avec le cinéaste Alain CAVALIER

  • Georges de la Tour

    1997 / 35mm / 27' / France / Couleur

    Un cinéaste interroge une œuvre : le regard subjectif d’Alain Cavalier sur la peinture de Georges de la Tour.

    « Depuis longtemps je suis lié au peintre Georges de La Tour. Ses tableaux m’ont aidé dans la fabrication de mes films. Ils ont en plus, d’une façon précise, croisé ma vie personnelle. C’est bien de cela dont il est question dans le film que j’ai tourné sur La Tour : une émotion intime entraînant l’amour pour une oeuvre. [...] J’ai tourné ce film dans un studio cinématographique. J’ai utilisé des reproductions. Il est difficile de courir les musées du monde pour filmer chaque toile. En plus, et très justement afin de protéger les tableaux, les conditions de prises de vues sont sévères. C’est ma voix qui accompagne sur le vif l’enregistrement des images. Au montage, les plans ont été gardés dans l’ordre du tournage. Je voulais rester proche de l’évolution de mon sentiment pour La Tour. Cette façon impressionniste d’aborder un peintre est à peu près le même dont je me suis servi pour mes vingt-quatre portraits de femmes. Les tableaux de Georges de La Tour (il en reste trente) sont des images fixes douées d’un rayonnement et d’une densité rares dans l’histoire du travail de l’homme. Il se trouve que moi, cinéaste, avec mon mouvement de vingt-quatre images à la seconde, je suis un peu jaloux de cet achèvement-là. » (Alain Cavalier)

    Production : Réunion des Musées Nationaux, Télérama

  • La repasseuse

    1988 / 16mm / 13' / France / Couleur

    Rencontre avec Madame Ambrosini, repasseuse rue de Lisbonne à Paris et à son compte depuis 1937. Un portrait savoureux d’un métier manuel, une approche amoureuse d’un destin de femme, un parallèle audacieux avec le métier de cinéaste et toujours une construction filmique raffinée. « La repasseuse » est extraite d’un ensemble de 24 portraits de femmes à leur travail.

    www.cndp.fr/cav/repasse/3_decoupage.htm

    Production : Camera One, Douce et La SEPT, CNC, Ministère des A

    • Alain Cavalier

    • Jean-Noël Ferragut

    • Pierre Lorrain

    • Sophie Durand

    • Jérôme Petitgirard

  • Lieux saints

    2007 / DV / 32' / France / Couleur

    Entre introspection et rêverie, Alain Cavalier, nous fait partager les réflexions que lui inspirent les lieux d’aisance refuges de son enfance à aujourd’hui. Un quotidien trivial transformé par un filmeur singulier.

    Les toilettes, les cabinets, les W.C., les chiottes ont été, avec les fonds de jardins, les refuges de mon enfance. Je croyais avoir des secrets : objets ou pensées. Les autres devaient les ignorer. Sinon, danger. Dans ces endroits clos, solitude pleine d’affirmation et de bien-être. J’ai gardé le pli. Devenu cinéaste, les toilettes se sont imposées comme un lieu construit pour être filmé. La simplicité de la fonction, les variations, les volumes, les axes, les bruits, tout y invite à des emboîtages cinématographiques. Je suis rarement proche d’une toilette publique ou privée sans m’y enfermer avec ma caméra. Dans l’espoir d’un lien imprévisible entre l’endroit et mon sentiment du jour. Souvent me revient, dans ces lieux d’aisance, cette phrase de Pascal à variations sans fin selon chacun : "Qui fait l’ange fait la bête". Elle m’aide a nourrir un mouvement entre le haut, le bas, l’horizontal. La mort récente de ma mère assure la métamorphose des plans pour qu’ils dépassent l’enfance. C’est l’effacement de l’ancien, peut-être aussi de mon attachement pour les toilettes. Elles deviendraient plus simplement lieu d’acceptation et de retour à la poussière. Alain Cavalier

    Production : Les films de l’Astrophore

    • Alain Cavalier

    • Alain Cavalier

    • Alain Cavalier

    • Alain Cavalier

    • Alain Cavalier, Françoise Widhoff