vendredi 30 mars 2007

Rethel (Ardennes) - Espace Louis Jouvet 14H30 Entrée libre

il court, il court le métrage - 1ère semaine du cinéma d’animation

  • Velocita

    1930 / 14' / Italie / Noir & Blanc

    Velocità est l’un des rares films futuristes qui nous soit parvenus. Il met en scène la ville de Turin, avec vues tournantes, machines soufflantes, mannequin articulé, jeux de regards et glissements de rythmes. Il rend hommage aux artistes du 20ème siècle tels que Boccioni, Mondrian, Léger ou Kandinsky.

    • Pippo Oriani

    • T. Cordero, G. Martina

  • Impressions en haute atmosphère

    1989 / 7' / France / Couleur

    Vision imaginaire d’un monde cosmique en perpétuelle mutation, suggérant le drame cosmogonique de l’univers.

    Ce cinéaste peint directement les formes de ces films sur la pellicule (quelques 10 000 images), évoquant la matière cosmique et générant ainsi un univers abstrait contigu de certains objets de recherche scientifique. Pour ce film, il peint sur de la pellicule transparente (qui est blanche en projection), et doit imaginer les couleurs qu’il met sur son film comme étant l’inverse de ce qui sera projeté, le tirage du film inversant les couleurs. Ainsi, quand il ne met pas de peinture sur la pellicule, le blanc devient noir (couleur qui est le fond d’Impressions), le jaune devient violet, le rouge vert…Qui d’entre nous s’est jamais trouvé dans les espaces intersidéraux, totalement et exclusivement livré aux effets de la lumière ?

  • Opus 1

    1921 / 10' / Allemagne

    Ce film est le témoignage d’un art visuel se distinguant de la peinture du fait de son déroulement dans le temps (à l’instar de la musique) et du fait que le centre de gravité de l’objet artistique ne réside plus dans la réduction d’un événement à un moment mais précisément dans le développement temporel.

  • Vanishing Points

    2005 / 9' / Autriche

    Ce film se saisit de la cellule élémentaire de la géométrie et la plonge dans un univers coloré luxuriant, comme si chaque point de vue pouvait encore s’élargir considérablement à condition de mettre les lunettes psychédéliques ad hoc. A la sobriété de l’élément de base se voit ainsi opposer une débauche de couleurs, de rythmes et de formes, sans utiliser de caméra. La bande son, réalisée à partir de bruits de photocopieurs, accompagne l’image par des changements de rythme discrets.

  • Le retour à la raison

    1923 / 3' / France

    Réalisé (“ cuisiné ” en moins de 24h, selon l’auteur) grâce à la technique du rayogramme qu’il avait développée précédemment en photographie, ce film présente un montage alterné entre des images de rayogrammes et des motifs filmés faisant écho aux représentations classiques de l’art (sculpture, buste, manèges, écritures…). Présenté la première fois en juillet 1923 lors d’une soirée Dada, il provoqua un énorme scandale.

    Peintre, designer et réalisateur d’environ trente films d’avant-garde, Emmanuel Radnitzky, dit Man Ray (1890 – 1976) est surtout connu comme photographe surréaliste à partir de 1918. Il forme à New York avec Marcel Duchamp une branche américaine du mouvement Dada avant de s’établir à Paris en 1921 où il révolutionne durant trente ans l’art photographique. “ J’aimerais voir dans un film quelque chose que je n’ai jamais vu, que je ne comprends pas. ” se plaisait-il à dire.

  • Outer space

    1999 / 10' / Autriche / Noir & Blanc

    Ce film fait partie de la Trilogie Scope réalisée entre 1997 et 2001 qui comprend également L’arrivée et Dream Work. Dans Outer space, le réalisateur explore les possibilités de travailler un film préexistant, en l’occurrence The Entity de Sidney J. Furie, réalisé en 1982 et traduit l’horreur de celui-ci en faisant violence à la pellicule. Ainsi les points de montage craquent, la bande son grince.

    • Peter Tscherkassky

    • Peter Tscherkassky

    • Peter Tscherkassky

  • Au bord du lac

    1994 / 35mm / 6' / France / Couleur

    Métamorphoses au bord d’un lac.

    Production : Kira B.M. films

    • Patrick Bokanowski

    • Patrick Bokanowski

    • François Poirier, Vincent Tamisié