mercredi 15 novembre 2006

Reims (Marne), Palais du Tau 20H00 Entrée libre

Nuit des Musées

  • What we saw upon awaking

    2006 / 16mm / 4' / Etats-Unis, France / Couleur

    La scène, silencieuse, révèle les ruines d’un édifice bombardé, anéanti, à proximité de Kaboul. Les plans suivants accompagnent un groupe d’hommes vêtus de noir qui, munis de cordes, entreprennent d’abattre les quelques murs encore debout. La tâche semble vaine, désespérée : face à ce vaisseau fantôme, les hommes paraissent impuissants. Une lutte inégale s’engage soulignée par le mouvement de la caméra qui suit les corps, le ballet des cordes et la rudesse de l’effort. Que cherchent ces hommes ? Quel sens donner à ce travail de Sisyphe ? Probablement souhaitent-ils, comme beaucoup d’Afghans, récupérer les pierres de cet édifice patrimonial, vestige d’un riche passé culturel, afin de reconstruire leurs propres maisons. Pas de vénération, ni de déférence : juste l’urgence et l’impérieuse nécessité. Le bâtiment résiste, mais l’une des pierres, descellée, est aussitôt ramassée, transportée avec précautions avant d’être inhumée à même la terre, selon le rite musulman. Un enterrement traditionnel, transposé à une pierre devenue tout à la fois symbole d’une culture, d’un passé afghans, comme pour préserver une mémoire de la destruction ou enfouir pour permettre le renouveau.

    www.lidaabdul.com

    Production : FRAC Lorraine

    • Lida Abdul

    • Marc Teuscher

    • Damon Lee

    • Hauke Kleinse

  • Ten in love

    2005 / 35 mm / 5' / Autriche / France / Couleur

    Tourné à Graz en mars 2006 dans le réfectoire d’une école religieuse, le film met en scène dix protagonistes silencieux dans des actions qui flirtent avec l’inertie.

    « Dans son dernier film tourné en 35mm dans le réfectoire futuro-rétrograde d’une école religieuse, une dizaine d’individus répondent à une mise en scène fantasque, tandis qu’ils se dotent au fur et à mesure d’attributs plus ou moins surréalistes : jambes chaussées de talons hauts et transformées en écharpes, gants de plastiques blancs, robe fendue dans le dos. (...) À la manière d’un Matthew Barney ou d’une Lygia Clark, Markus Schinwald, qui partage ses activités entre arts plastiques, danse et performance interroge les notions de manipulation et de domination. » Claire Moulène, Les Inrockuptibles – mai 2006 « Entre cauchemar glacé et séduction incontrôlable, pénétrer l’œuvre de Markus Schinwald, c’est accéder à une expérience traumatique où le temps ne répond plus, où l’espace n’est plus cohérent, où les rapports entre les êtres sont soumis à de fascinants processus d’attraction et de domination. Les identités deviennent floues, les personnages sont comme manipulés, et sans doute le spectateur l’est-il également. » in l’Agenda de Vogue – mai 2006

    Production : CAC Brétigny/Argos Bruxelles/Markus Schinwald

  • Le Conte du monde flottant

    2001 / 35 mm / 24' / France, Japon / Couleur

    Hiroshima, au matin du 6 août 1945, une lumière éblouissante envahit les côtes du monde flottant. Un homme se souvient… Le choc, un souffle violent. Des corps qui s’étirent dans la douleur. Les rêves du passé dans le présent, des visions du futur dans le passé. L’enfant qu’il était, avant… Avant que la lumière ne tonne. Avant que le monde ne se trouble.

    www.escalle.com

    Clermont-Ferrand (Prix de la création sonore), Monaco (Grand Prix Imagina)…

    Production : Mistral Films : N. Kibe, A. Mizuyoshi en co-produc

    • Alain Escalle

    • Alain Escalle

    • Hamaguchi Bunkou

    • Franck Magnant

    • Cécile Prado

    • Ryoya Kobayashi, Yuko Nakamura, Kakuya Ohashi

    • Alain Escalle

  • Icarus’s drownings

    1997 / 35 mm / 3' / France / Couleur

    Icarus’s drownings est le voyage imaginaire et virtuel d’Icare... De la Grèce antique vers la Belgique médiévale... De son envol jusqu’à sa chute... Évoluant dans les cieux, en parcourant les âges... Survolant les iconographies Antiques et classiques du personnage...

    www.escalle.com

    Production : Alain Escalle

    • Alain Escalle

    • Alain Escalle

    • Alain Escalle

    • Alain Escalle

    • François Farrugia

  • Je serai flamme

    2002 / Vidéo / 7' / France / Couleur

    Cette installation fait référence au linceul de Turin. L’image latente du Christ apparaît et disparaît successivement sur une toile de lin.

    www.escalle.com

    Production : Alain Escalle, Bruno Follet

    • Alain Escalle

    • Alain Escalle

    • Alain Escalle

    • Bruno Follet, Julien Souris

  • Ephémères

    1996 / 35 mm / 8' / France / Couleur

    De petites vies lumineuses envahissent l’obscurité d’une forêt. Des formes se font et se défont dans un rythme hypnotique. Elles se déploient, comme dans un rêve, tantôt angoissant, tantôt apaisant, puis elles disparaissent pour laisser place à de nouvelles vies, toutes aussi éphémères.

    www.escalle.com

    Production : Alain Escalle

    • Alain Escalle

    • Alain Escalle

    • Alain Escalle

    • Alain Escalle

  • D’après le naufrage

    1994 / 35 mm / 9' / France / Couleur

    D’après le naufrage est basé sur le véritable drame du vaisseau français La méduse à la fin du XVIIIe siècle. À partir du tableau de Théodore Géricault Le radeau de la Méduse représentant des humains en perdition sur un radeau de fortune, le film développe quatre séquences (la tempête, les noyades, le cannibalisme et la délivrance) autour des scènes non dévoilées par le tableau originel. Le film utilise une narration faite d’abstraction, de claustrophobie et d’expérimentation comme émotions visuelles.

    www.escalle.com

    Production : Mikros image, Grand canal

    • Alain Escalle

    • Alain Escalle

    • Alain Escalle

    • Marianna Boushira

    • François Farrugia