mercredi 19 mai 2004

Cinéma Opéra - Reims 20H00 Entrée libre

  • Ce qui me meut

    1989 / 35mm / 25' / France / Couleur

    Présenté comme s’il s’agissait d’archives datant du début du siècle, ce film raconte à la manière des actualités Pathé, la vie d’Etienne-Jules Marey, inventeur de la chronophotographie, précurseur du cinématographe.

    Prix du Public à Grenoble et Dunkerque, Prix Perspectives à Cannes, Prix Spécial du jury à Chalon-sur-Saône, Grand Prix à Villeurbanne et à Chamrousse…

    Production : Lazennec tout court

    • Cédric Klapisch

    • Cédric Klapisch

    • Dominique Colin

    • Julien Cloquet

    • Richard Berteaux

    • Marc Berman, Jacques Boudet, Nadine Pelle, Marina Tomé

  • Good luck Mr Grosky

    2001 / 35mm / 7' / France / Couleur

    Lors de son retour sur terre, Neil Armstrong, premier homme à avoir posé le pied sur la lune, délivre un mystérieux message : "Good luck Mr Grosky". Trente ans plus tard le célèbre astronaute raconte son histoire à un jeune journaliste français...

    Prix Youri Gagarine à Château-Chinon, Prix du public à Saint-Affrique et à Meudon, Mention spéciale du jury à Bordeaux, Mention spéciale pour le scénario à Parthenay.

    Production : Les Productions du Trésor

    • Félicie Dutertre, François Rabes

    • Félicie Dutertre, François Rabes

    • Christophe Paturange

    • Xavier Pirouelle

    • Brian Schmitt

    • Marc Chouarain

    • André Chazel, Robert Getter, Samuel Jessula, Paula Jo Chitty, Clément Sibony

  • Musique pour un appartement et six batteurs

    2001 / 10' / Suède / Couleur

    Six batteurs profitent du départ de locataires pour investir leur appartement et donner à partir de simples objets, un concert en quatre mouvements : cuisine, chambre, salle de bains et salon.

    Prix du Public à Göteborg (Suède), Prix Spécial Collégiens à Cinessonne, Prix Compétition Européenne à Toulouse…

    Production : Kostr-film

    • Ola Simonsson, Johannes Stjärne Nilsson

    • Ola Simonsson, Johannes Stjärne Nilsson

    • Robert Blom, Johannes Stjärne Nilsson, Charlotta T

    • Ola Simonsson, Johannes Stjärne Nilsson

    • Ola Simonsson

    • Johannes Björk, Magnus Börjeson, Marcus Haraldson, Fredrik Myrh, Sanna Persson

  • Le Portefeuille

    2003 / 35mm / 11' / Belgique / Couleur

    L’impensable est enfin arrivé, et une équipe de télévision sera là pour témoigner de l’évènement : Un homme qui vient de se voir refuser un travail trouve un portefeuille. Une part de lui-même le ramasse tandis que l’autre part continue son chemin avec indolence. En rentrant chez lui, la partie qui a ramassé le portefeuille découvre dans celui-ci une grosse liasse d’argent. Le personnage se divise encore une fois. Une partie de lui-même va dépenser l’argent tandis que l’autre va à la recherche de son propriétaire. Arrivé chez ce dernier, un autre événement inattendu provoque encore une division du personnage.

    Prix UIP à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine), Mention du Jury à Matita (Italie), Prix Animation à Aubagne, Prix GRAC de l’Europe à Villeurbanne, Prix du Jury Jeune à Paris, Prix du Meilleur Film d’Animation à Clermont-Ferrand…

    Production : Les Films du Nord

    • Vincent Bierrewaerts

    • Vincent Bierrewaerts

    • Fred Meert

    • Serge Kestemont

    • Benoît Deuxant

    • Vincent Bierrewaerts, Gilles Cuvelier, Gabriel Jacquel, Cecilia Marreios Marum

  • We have decided not to die (Nous avons décidé de ne pas mourir)

    2003 / 35mm / 11' / Australie / Couleur

    Trois rituels. Trois personnes. Trois voyages transcendantaux des temps modernes.

    • David Askill

    • David Askill

    • Denson Baker

    • David Askill, Sam Dixon

    • David Askill

    • David Askill

    • Daniel Askill, Jordan Askill, Kasia Werstak

  • Loup !

    2002 / 35mm / 20' / France / Couleur

    Ferdinand est photographe. Il se rend dans une petite station balnéaire pour faire les photographies du mariage de Lucie. Lucie et Ferdinand sont rapidement attirés l’un par l’autre. Chacun a un secret. Lucie est enceinte et Ferdinand... est un ogre !

    Prix d’Interprétation pour Aurélien Recoing à Caen et aux Lutins du Court Métrage, Prix Canal + à Clermont-Ferrand, Prix de la Presse à Vendôme "Images en région"…

    Production : Balthazar Productions

    • Zoé Galeron

    • Zoé Galeron

    • Olivier Bertrand

    • Pierre André, Jérôme Florenville

    • Amrita David

    • Kilian Amacker, Cécile De France, Roland Menou., Jean-Michel Nicollet, Aurélien Recoing

  • C’était un rendez-vous

    1976 / 35mm / 9' / France / Couleur

    Un plan-séquence de 9 minutes. La traversée de Paris en voiture. Un film culte !

    L'histoire : "Je roule comme Trintignant dans "Un Homme et une Femme", pied au plancher, compteur bloqué à cent quatre-vingts, prenant tous les risques. Et même d'avantage, puisque je ne suis pas au rallye de Monte-Carlo, mais en plein Paris. A côté de moi, mon chef opérateur contrôle la vitesse de la caméra accrochée au pare-chocs. Nous brûlons systématiquement tous les feux rouges. Les rues et les avenues défilent à une vitesse terrifiante. A ce moment là, je me dis que les spectateurs seront collés à leurs fauteuils, écrasant du pied un frein imaginaire. Car c'est un film, bien sûr, que je tourne. Neuf minutes trente secondes. Neuf minutes trente secondes de pellicule, c'est ce qui me restait à la fin du tournage de "Si c'était à refaire", au moment des rendus. Trouvant dommage de laisser perdre ces précieux trois cents mètres de pellicule, j'en ai profité pour réaliser un projet qui me tenait à cœur depuis longtemps : un film en un seul plan-séquence où la caméra traverserait Paris à grande vitesse, son regard étant celui d'un homme qui conduit comme un fou parce qu'il est en retard à un rendez-vous. J'avais eu cette idée un jour où, moi qui suit toujours ponctuel, j'étais dans la même situation. Comme il était vital que j'arrive à l'heure, j'ai traversé Paris à une vitesse hallucinante, brûlant des feux rouges, empruntant des sens interdits, prenant des risques insensés. Comme je suis entrain de le faire en ce moment même. Cinq cent soixante-dix secondes, pas une de plus, c'est le temps que j'ai pour effectuer le trajet porte Dauphine-place du Tertre. Avec deux principaux problèmes techniques. Le premier consiste à coordonner le parcours de la voiture avec l'action des dix dernières secondes, quand Gunilla, ma compagne de l'époque (qui est aussi la mère de ma fille Sarah) s'avancera vers le véhicule qui s'arrêtera devant elle. C'est le bruit du moteur, à mon approche de la place du Tertre, qui l'avertira qu'il est temps de s'avancer jusque dans le champs de la caméra. Le second problème réside dans l'impossibilité d'assurer la sécurité de l'opération. J'ai limité les risques en tournant ce film cascade au mois d'août, à cinq heures trente du matin, au lever du jour. La circulation est donc quasiment inexistante. Je n'ai pu cependant obtenir l'autorisation de bloquer les rues débouchant sur mon parcours. Un véhicule peut donc déboîter devant moi à n'importe quel moment. Ci cela se produit, je prie pour avoir le coup d'œil et les réflexes nécessaires pour réagir au quart de seconde. L'étape la plus dangereuse du parcours demeure le passage des guichets du louvre. Il n'y a aucune visibilité à la sortie. Si une voiture surgit à ce moment devant mon capot, la collision sera inévitable. J'ai donc posté mon assistant, Elie Chouraqui, à cet endroit stratégique. Grâce à son talkie-walkie, il me parviendra en cas de danger. J'arrive à la hauteur des guichets du Louvre. Aucun signal de la part de "Chouchou". Je fonce. Le reste du parcours s'accomplit sans problème. Je ralentis place du Tertre, et Gunilla, avec un chronométrage parfait, s'avance à ma rencontre. Un quart d'heure plus tard, je retrouve Chouraqui, en train de bricoler son "talkie". - Qu'est ce qui se passe ? - C'est cette saloperie ! me dit-il en désignant l'appareil. Il est tombé en panne au début de la prise ! J'ai un grand frisson d'angoisse rétrospectif. Debout dans le bureau du préfet de police, j'ai la sensation d'être un enfant puni. Je m'apprête d'ailleurs à l'être et sévèrement. D'une voix de procureur, le préfet, qui m'a personnellement convoqué, dresse à mon intention la liste de toutes les infractions que j'ai commises pendant les quelques minutes de tournage de "Pour un rendez-vous". Elle est interminable. Quand il a fini, il lève sur moi un oeil noir et dit en avançant la main : - Remettez-moi votre permis de conduire, s'il vous plait. Le moment serait mal choisi pour discuter. Je m'exécute. Le préfet de police s'empare du document, le contemple rêveusement pendant quelques secondes, puis... me le rend avec un large sourire. - Je m'étais engagé à vous le retirer, me dit-il. Mais je n'ai pas précisé pour combien de temps. Devant ma stupéfaction, il ajoute : - Mes enfants adorent votre petit film !" Claude Lelouch

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