Documentaires

  • Les groupes Medvedkine 

    2 dvd pour rappeler cette histoire des années 1970. Grève à l'usine Rhodiaceta de Besançon, Pol Cèbe, responsable du comité d'entreprise appelle Chris Marker. Ce cinéaste ponctuel répondra, ce sera le film À bientôt, j'espère . Ce documentaire sur les ouvriers en lutte provoque un débat et Marker avec ses camarades dont Antoine Bonfanti (ingénieur son) se lance dans une entreprise révolutionnaire, donner les moyens techniques aux ouvriers de filmer eux-mêmes leurs vies, leurs interrogations, leurs désirs. Ce sera alors Classe de lutte et bien d'autres.

    Ces dvd nous offrent la possibilité de découvrir l'ensemble des films réalisés. Sensibilité des narrations, justesse des propos, honnêteté des regards, originalités des mises en scène (incroyable Lettre à mon ami Pol Cèbe ) font de ces quelques films des pierres marquantes de l'histoire du cinéma. C'est aussi une plongée dans ces temps de luttes âpres et si vous pensiez que mai 1968 n'était qu'une petite promenade de santé pour étudiants en mal de vivre, voyez le documentaire Sochaux, 11 juin 1968 , violent à vous glacer le sang sur les luttes ouvrières et le prix à payer pour un peu plus de justice.

    N'hésitez pas à plonger dans cet univers chaleureux où le coeur et l'intelligence se sont coudoyés pour produire le meilleur, pour parler d'un monde ni plus juste ni plus sale que le nôtre, une expérience digne d'Alexandre Medvedkine et de son Ciné-train qui a traversé l'URSS en 1932 à la rencontre de toutes les classes ouvrières. Ces films restent un exemple qui doit nourrir les jeunes réalisateurs et le public car ils affirment avec un naturel confondant que le cinéma est une arme . En ces temps où les idéaux ne sont plus vécus comme des lignes de vie, ces quelques années de cinéma en Franche-Comté, revivifient nos utopies. L'urgence à écouter les paroles de ceux qui sont sans paroles et de leur donner les moyens de s'exprimer avec dignité et originalité n'est que plus criante. Au travail.

    Editions Montparnasse.

     

     
  • 24 portraits d'Alain Cavalier

    12 portraits de 13 minutes furent réalisés en 1987 et 12 autres, d'une même durée en 1991 avec comme seul sujet le travail manuel des femmes.

    Regarder les films de ce dvd, c'est s'aventurer dans un projet de cinéma, une construction ample et intime. Des visages, des mains au travail et des outils sont ici filmés avec délicatesse par le facétieux et attentif Alain Cavalier. Spectateur de cette épopée du quotidien, c'est être le témoin d'une pensée qui se déploie. C'est un parcours unique de suivre la voix et la caméra de ce cinéaste dans les antres ouvriers de Paris et d'ailleurs, c'est souvent émouvant d'entendre ces femmes parler de leur labeur et s'amuser de cette mise en lumière soudaine. Que de visages, de rides, de regards confiants ou inquiets, de mots timides qui en disent beaucoup sur l'écoulement de toute une vie.

    Être spectateur, c'est aussi écouter chaque parole du réalisateur et, petit à petit, dessiner un subtil auto-portrait de cet homme au travail avec ses propres outils, la caméra et le magnétophone.

    En bonus, vous trouverez un commentaire du cinéaste sur son projet et un film d'un quart d'heure où il suit la dernière journée de travail de la seconde repasseuse de son film la repasseuse , un pur moment de lien entre un(e) filmé(e) et un filmeur.

    Arte vidéo.

     

     
  • Nanouk, l'esquimau de Robert Flaherty

    Considéré comme le premier long-métrage documentaire de l'histoire du cinéma (1922), ce film garde une poésie intacte. Voir les visages de Nanouk et de sa famille, la construction de l'igloo, la chasse aux morses et aux phoques dans l'âpreté de la baie d'Hudson met le coeur en joie. De ce film naît aussi la notion de « mise en scène documentaire » puisque Flaherty après avoir observé la vie des esquimaux à reconstituer certaines d'entre elle plus propices à devenir un film pour le grand public.

    Le dvd est agrémenté de nombreux bonus dont deux entretiens émouvants l'un avec le réalisateur Richard Leacock (assistant de Flaherty sur le film Louisiana) et l'autre avec Frances Flaherty, femme du réalisateur dont les propos sont d'une clarté bienfaitrice.

    Notons aussi la présence d'un dessin animé Frozen Frolics dont la musique déjantée réjouie.

    Editions ARTE Vidéo www.arte-tv.com/boutique

     

     
  • À propos de Nice (1930 - 23') Un film de Jean Vigo

    Jean Vigo rédige le communiqué de presse : « Jean Vigo et Boris Kaufman viennent de terminer leur film À propos de Nice . Ciel bleu, maisons blanches, mer éblouie, soleil, fleurs multicolores, coeur en liesse, telle apparaît d'abord l'ambiance niçoise. Mais ce n'est là que l'apparence éphémère, que la mort guette, d'une ville de plaisir. »

    Coffret Gaumont Dvd

     

     
  • Chats perchés (2005 - 52') documentaire de Chris Marker

    Balade parisienne en suivant les images d'un chat rieur peintes dans des endroits très improbables (toits, cheminées...). Motif à promenade et à regard sur les évènements de cette année 2004.

    Avec plusieurs films (très) courts de Chris Marker (Chat écoutant de la musique, hibou...) www.arte-tv.com/boutique

     

     
  • L'homme à la caméra (1929 - 67') Un film de Dziga VERTOV

    L'homme à la caméra parcourt en toute liberté la vie quotidienne d'une grande cité soviétique tout en inventant le langage filmique. Dziga Vertov (Denis Kaufmann) a réalisé un film-manifeste dont la modernité et l'audace, n'ont jamais cessé de nourrir le cinéma.

    www.arte-tv.com/boutique

     

     
  • Les saisons (1975 - 28') Un film d'Artavazd Pelechian

    Dans les montagnes, la vie des bergers et de leurs troupeaux au rythme des saisons et de la musique d'Antonio Vivaldi.

    Ed. L'Eden Cinéma www.cndp.fr

     

     
  • Le mystère Picasso (1955 - 78') un film de Henri-Georges Clouzot

    Un film inventif qui célèbre le geste du peintre et celui du cinéaste, une rencontre au sommet.

    www.arte-tv.com/boutique

     

     
  • Nuit et brouillard (1956 - 30') Un film d'Alain Resnais

    Texte : Jean Cayrol - Musique : Hanns Eisler - Image : Ghislain Cloquet et Sacha Vierny

    Devant l'horreur, on choisit instinctivement de se taire. Alain Resnais et Jean Cayrol ont choisi au contraire de parler, ils ont préféré la mémoire insupportable à l'oubli.

    Par un montage en contrepoint, alternant insoutenables images d'archives et images en couleurs des camps, par un texte volontairement froid et accablant, Resnais et Cayrol ont réalisé un chef-d'oeuvre dont on ne ressort pas intact.

    Prix Jean Vigo, Grand Prix du Cinéma Français. www.arte-tv.com/boutique

     

     
  • Vive le Tour ! (1962 - 16') - Un film de Louis Malle

    Image : Jacques Erteaud et Ghislain Cloquet - Chef monteuse   Kenout Peltier et Suzanne Baron - Musique : Georges Delerue

    Le Tour de France. L'ambiance du Tour, la foule et le peloton des coureurs. Le ravitaillement, les chutes, les   abandons, le doping. Le triomphe de l'arrivée. Chaque coureur raconte sa course. La montagne. L'effort des coureurs qui doivent jeter toutes leurs forces dans la montagne. La solitude. Leur rêve d'être sur le podium. Ce Tour de France ne doit pas être considéré comme un film technique ni spécialement   sportif, mais comme un document humain.

    Arte Vidéo  www.arte-tv.com/boutique : Coffret Louis Malle, documentariste avec bien d'autres films dont Place de la République .

     

     
  • Jean-Luc Lagarce - Journal Vidéo

    Réalisation : Jean-Luc Lagarce Texte + DVD : Journal 1 (51’) et Portrait (1’) Ed. Les Solitaires Intempestifs Pur moment d’émotion et d’invention dans les deux seuls films que nous a laissé l’auteur et metteur en scène Jean-Luc Lagarce. Le Portrait au rythme d’une rengaine fait défiler les photos, le visage de l’enfant se meut progressivement vers le visage de la mort qui approche, glaçant. Le journal a des parentés avec le travail cinématographique d’Hervé Guibert. Les jours s’écoulent, les amitiés, le travail, les amants, les mots défilent. Jean-Luc Lagarce a travaillé avec l’équipe du Centre International de Création Vidéo Montbéliard-Belfort et son film est inventif, la vidéo est ici à son meilleur, mélange d’images et de créations graphiques. Le film se construit au rythme des voix, des commentaires et des mots qui envahissent l’écran. Voir ce film laisse un goût amer dans la bouche, le goût du regret de savoir que cet auteur important ait succombé aux atteintes du SIDA. La meilleure façon de le faire vivre est de lire encore et encore ses écrits (pièces de théâtres et journal) et de regarder ses films.
     
  • Free Cinema

    3 dvd sur trois thèmes : DVD 1 : Free Cinema 1 : 
O Dreamland (Un Endroit de rêve) (1953), 
Momma Don’t Allow (1956)
, Together (1956). 
Free Cinema 3
 : Wakefield Express (1952), 
Nice Time (Un peu de bon temps)(1957), 
The Singing Street (La Rue aux chansons) (1952)
, Every Day Except Christmas (Tous les jours sauf Noël) (1957) DVD 2 : Free Cinema 6 : 
Refuge England (L’Angleterre, ce refuge)(1959), 
Enginemen (Les Cheminots) (1959), 
We Are the Lambeth Boys (C’est nous les gars de Lambeth) (1959), 
Food for a Blush (De quoi rougir) (1959) DVD 3 : Le free cinema, et après : One potatoe, Two potatoe (Une patate, deux patates) (1957), March to Aldermaston (Marchons sur Aldermaston) (1959), The Vanishing Streeet (Une rue disparaît) (1962), Tomorrow’s Saturday (Demain, c’est samedi) (1962), Gala Day (Jour de Gala) (1963) www.dorianefilms.com Un événement attendu depuis longtemps, voici réuni dans un coffret, trois DVD qui retracent six années de programmes de cinéma documentaire patronnés par le British Film Institute. C’était dans les années 1955/1960, le BFI donnait une carte blanche à quelques jeunes réalisateurs qui regardaient l’Angleterre avec de « nouveaux » yeux, une caméra souple, un montage son qui se moquait du synchronisme et réinventait un réel plus vrai que le réel, des réalisateurs qui descendaient dans les lieux publics de cette Angleterre du travail. Les murs et les rues sont souvent gris, les fêtes populaires s’organisent ainsi que les contestations, les jours passent au travail ou avec les enfants qui, bien sûr, courent dans les venelles à l’appel du glacier ou jouent dans les villes au rythme des comptines. Ce renouveau du cinéma documentaire passe par une caméra souvent tenue à l’épaule et une proximité avec les sujets. Ce Free Cinema s’affirme comme le pendant anglais de la fluidité des Frères Mayles aux Etats-Unis. Ces réalisateurs se mettent en immersion avec leur sujet, sans commentaires (ou si peu) avec une vivacité dans la façon de filmer et de monter leurs images et une grande invention sonore.